زرنوشت

گاه نوشت های م. زرگر

La profondeur de la nuit

La grande défaite, en tout, c’est d’oublier, et surtout ce qui vous a fait crever, et de crever sans comprendre jamais jusqu’à quel point les hommes sont vaches. Quand on sera au bord du trou faudra pas faire les malins nous autres, mais faudra pas oublier non plus, faudra raconter tout sans changer un mot, de ce qu’on a vu de plus vicieux chez les hommes et puis poser sa chique et puis descendre. Ça suffit comme boulot pour une vie tout entière.

Voyage au bout de la nuit
Louis-Ferdinand Céline

۳ Comments »

  ayat wrote @ دی ۵م, ۱۳۸۵ at ۱۱:۰۱ ق.ظ

بیسوادی مثل من چی کار کنه؟

  محمود wrote @ دی ۵م, ۱۳۸۵ at ۳:۲۳ ب.ظ

Google Translator hast

  ayat wrote @ دی ۶م, ۱۳۸۵ at ۱۲:۲۰ ق.ظ

همیشه خوب جواب نمیده

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